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Chauffage au bois et pollution : comment l’éviter ?

Poêle à bois moderne vu de face, porte vitrée ferméeUn poêle à bois pollue surtout quand il brûle mal : bois humide, appareil ancien, tirage insuffisant ou conduit encrassé multiplient les particules fines et le monoxyde de carbone. Appréciés pour leur excellent rendement, les poêles à bois séduisent de plus en plus de particuliers et permettent de profiter d’un chauffage à la fois confortable et économique. Si les nouveaux appareils n’émettent qu’un taux modéré de particules, la question de la pollution reste d’actualité : malgré les normes et les certifications en vigueur, les poêles à bois restent-ils dangereux pour notre santé ?

Poêle à bois et pollution : quels sont les véritables risques ?

Comme tous les combustibles, le bois qui brûle est une source de pollution et produit notamment du monoxyde de carbone et des particules fines. Ces éléments sont rejetés dans l’atmosphère par les conduits d’évacuation mais, en cas de poêle non certifié ou d’une installation non conforme, peuvent également polluer l’intérieur d’un habitat. Les enfants, les personnes âgées et les adultes souffrant de problèmes respiratoires peuvent alors être directement impactés par ces particules volatiles.

Le monoxyde de carbone est un gaz invisible et sans odeur : une combustion incomplète, faute d’air ou à cause d’un conduit bouché, suffit à le faire refluer dans la pièce. D’où l’importance d’un appareil récent, bien réglé et correctement raccordé.

Solutions et astuces pour réduire la pollution

Quelques précautions d’usage et d’installation peuvent permettre de limiter au maximum ces risques de pollution au bois. Ainsi, il est conseillé de :

  • Faire confiance au label Flamme Verte, qui ne distingue plus aujourd’hui que des appareils classés 7 étoiles, pour choisir un modèle performant et moins émetteur. Les autres critères (puissance, rendement, type de combustion) sont détaillés dans notre guide pour bien choisir un poêle chauffant.
  • Faire installer le poêle par un professionnel qualifié et ce, même si l’on est soi-même bricoleur.
  • Bien connaître le fonctionnement de son appareil afin d’exploiter au mieux sa capacité. Un poêle qui fonctionne au ralenti, par exemple, ne peut pas assurer une combustion complète et rejette d’autant plus de particules.
  • Vérifier la ventilation du logement et plus particulièrement, de la pièce où est installé le poêle.
  • Ne jamais négliger le ramonage : la règle nationale impose de ramoner les conduits de fumée au moins tous les 12 mois, et le règlement sanitaire départemental peut en exiger plusieurs par an, dont un pendant la période de chauffe. Un conduit propre assure le bon fonctionnement de l’appareil et la sécurité des occupants, et réduit le risque de feu de cheminée lié au bois humide ou au mauvais tirage.
  • Ne pas brûler des matériaux polluants : seul un bois bien sec doit être utilisé dans un poêle. Le papier, le carton, le bois de récupération sont autant de combustibles qui peuvent avoir été traités et qui peuvent rejeter des polluants dangereux. Pour reconnaître un combustible adapté, voyez comment bien choisir son bois de chauffage en bûches.

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