Le poêle à bois traditionnel, qu’on dit aussi rustique ou scandinave, est un poêle à bois classique au design ancien, comme le poêle en fonte de nos grands-mères. Il se choisit sur trois critères : le combustible (bûches, granulés ou les deux), la puissance adaptée à la pièce et le rendement, sans oublier le poids de l’appareil et le conduit de fumée.
Fonctionnement et choix d’un poêle traditionnel
Le poêle rustique est donc un chauffage à bois, se composant d’un compartiment à combustible et possédant un tuyau d’évacuation des fumées. Il chauffe par convection, l’air se réchauffant au contact du poêle et se diffusant dans la pièce, c’est principalement un chauffage d’appoint. Mais ce n’est pas parce que votre poêle est qualifié de traditionnel, qu’il ne possède pas les technologies actuelles. La plupart des poêles rustiques sont pourvus d’un système de double combustion pour un meilleur rendement et une meilleure autonomie, ils sont également moins polluants car ils limitent les émissions de particules et de CO2. À la revente, un chauffage au bois aussi efficace peut soutenir la valeur d'une maison équipée d'un poêle.
Avant d’acquérir votre poêle, il s’agit de bien le choisir. Pour cela, quelques données sont à prendre en compte comme le combustible, la puissance ou le rendement.
Le combustible
Pour le combustible, vous pouvez opter pour les bûches, les granulés ou pour un appareil polycombustible.
Les bûches sont souvent moins chères mais demandent plus de maintenance et de logistique (le poids des bûches à transporter tous les jours, un espace de stockage protégé de la pluie et de l’humidité…), et une gestion permanente du feu.
Le granulé est plus cher mais moins lourd, plus facilement stockable et permet une autonomie du feu (approvisionnement toutes les 24 ou 48 heures en fonction du réservoir).
Les poêles mixtes allient les avantages de ces deux combustibles : ils permettent la vision d’une belle flambée et une autonomie pour la nuit, l’achat du combustible se fait en fonction de vos envies du moment mais aussi du prix du marché. Toutefois, pensez à vérifier la taille du conduit d’évacuation des fumées, différente en fonction du combustible.

La puissance et le rendement
La puissance du poêle détermine la quantité de chaleur développée par l’appareil, elle se calcule en kW : on compte généralement 1 kW de puissance pour 10m² dans des conditions d’isolation normales. En moyenne, la puissance est de 6/7 kW ce qui est suffisant pour un salon de 70m² (par exemple).
Le rendement, lui, mesure l’énergie produite par rapport à l’énergie consommée. Bien sûr, il varie en fonction du niveau de séchage de bois, du réglage de l’arrivée d’air, de l’isolation etc.
Côté aides, le crédit d’impôt longtemps associé aux poêles performants n’existe plus : l’administration fiscale indique qu’il a été supprimé depuis le 1er janvier 2021 et remplacé par la prime MaPrimeRénov’. Attention, d’après la fiche de Service-Public consacrée à cette prime, le parcours « par geste » ne finance plus en métropole qu’une pompe à chaleur air/eau ou géothermique, la dépose d’une cuve à fioul et l’audit énergétique : un poêle à bûches ou à granulés n’y est aidé qu’en travaux complémentaires d’une rénovation d’ampleur. Avant d’acheter, un conseiller France Rénov’ peut vérifier votre cas. Le rendement reste un bon critère de choix, et la plupart des poêles actuels l’affichent à un bon niveau, notamment ceux proposés par la marque Romotop.
Mais c’est véritablement grâce à son apparence que l’on reconnaît un poêle rustique.



