Le Pouvoir Calorifique Inférieur, plus généralement appelé le PCI, est le résultat d’un calcul permettant le classement des différents combustibles en fonction de leurs quantités théoriques d’énergie. C’est la valeur qui indique combien de chaleur un appareil de chauffage peut réellement récupérer d’un kilo de bois, de granulés ou d’un mètre cube de gaz.
Définition du PCI
Comprendre la notion de PCI est relativement simple : à quantité égale, un combustible au PCI élevé libère plus d’énergie qu’un combustible au PCI moindre. Le PCI devient un repère précieux pour qui veut acheter des pellets en ligne sans voir le produit avant la livraison.
Le PCI désigne l’énergie thermique produite par une unité de combustible. Ce calcul exclut la chaleur de condensation de la vapeur d’eau produite durant la combustion totale du produit concerné : cette vapeur part dans le conduit sans céder sa chaleur latente au logement.
Au contraire, le PCS (Pouvoir Calorifique Supérieur) permet de notifier le dégagement maximal de chaleur durant la combustion, chaleur de condensation comprise.
En toute logique, pour calculer le PCI, il faut prendre le PCS auquel on soustrait la chaleur de condensation. Dans certains cas, il faut également soustraire la quantité d’eau contenue dans le combustible, puisqu’il faut d’abord l’évaporer avant que le bois ne chauffe la pièce.

A quoi sert le PCI ?
Mesurer le PCI des différents produits de combustion permet tout simplement de comparer les propriétés des différents combustibles, soit celles du bois, du gaz naturel, des granulés de bois…
Bien entendu, l’idée est de connaître les combustibles qui dégagent le plus de chaleur durant leur combustion et donc, ceux qui seront les plus utiles pour chauffer un logement. La quantité de chaleur produite s’exprime en kWh ou en MJ, rapportée au kilogramme pour les combustibles solides (bûches, granulés, plaquettes) et au mètre cube pour le gaz.
Humidité du bois et pouvoir calorifique inférieur
Pour le bois de chauffage, le pouvoir calorifique inférieur dépend surtout de la teneur en eau. Une bûche humide consacre une partie de son énergie à évaporer l’eau qu’elle contient : son PCI chute, le foyer chauffe moins, la combustion devient incomplète et le conduit s’encrasse plus vite. Un bois bien sec, stocké à l’abri et ventilé, garde au contraire l’essentiel de son énergie pour la pièce.
Les granulés et les bûches densifiées, fabriqués à partir de bois séché puis compressé, affichent pour cette raison un PCI plus régulier que le bois bûche vendu au stère, dont l’humidité varie d’un lot à l’autre.
Comparer deux combustibles avec le PCI
Le PCI ne se compare qu’à unité identique : un PCI par kilogramme de granulés et un PCI par stère de bûches ne se lisent pas l’un contre l’autre sans tenir compte de la densité et de l’humidité. Sur une fiche produit, vérifiez donc l’unité indiquée et l’état du combustible (sec, anhydre ou à humidité donnée). Le prix ramené au kWh utile, plutôt qu’au sac ou au stère, permet ensuite de comparer le coût réel de chaque solution de chauffage.


