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Installer soi-même son poêle à bois

Installer soi-même son poêle à bois

De nombreux propriétaires choisissent d’installer un poêle à bois. A la fois économique et écologique, ce système de chauffage produit de la chaleur grâce à une énergie renouvelable bien connue : le bois. Si vous souhaitez passer le pas et investir dans un poêle à bois, il est tout à fait possible de l’installer vous-même. Pour commencer, munissez-vous d’une boîte à outils, notamment pour ranger votre visserie, et suivez ces quelques étapes. 

Ces étapes valent pour tout logement. Dans une construction en bois, quelques précautions s’ajoutent autour du conduit et de l’étanchéité à l’air : elles sont détaillées dans notre page sur l’installation d’un poêle à bois dans une maison à ossature bois.

Choisir l’emplacement idéal

Avant même d’acheter votre futur poêle à bois, il faut décider de son emplacement. Cela vous permettra de choisir un modèle dont la forme et les dimensions seront adaptées. Préférez un endroit bien isolé pour éviter au maximum les déperditions de chaleur. Généralement, on choisit une pièce centrale du logement, comme le salon ou la salle à manger. 

Pour choisir l’endroit idéal, prenez également en compte que la présence d’un conduit de cheminée est indispensable : vous ne pourrez donc pas placer votre poêle sous une poutre, par exemple. Un conduit d’évacuation qui n’est pas vertical tire moins bien et perd en performances. 

Enfin, pensez au fait qu’un poêle en activité émet une forte chaleur. Il est donc préférable de laisser une certaine distance entre l’appareil et l’environnement direct de vie pour éviter de vous brûler. L’espace à laisser est, de manière générale, d’une trentaine de centimètres. 

Préparer l’emplacement

Pour pouvoir installer votre poêle à bois, il est essentiel de préparer son espace. Commencez par protéger le sol en y plaçant une protection à l’emplacement du futur poêle. Le matériau utilisé doit être ininflammable, comme le verre, la brique, la céramique ou le béton. Cela confèrera une parfaite sécurité et limitera grandement les risques de départ de feu. Ensuite, protégez vos murs, dont les matériaux sont combustibles, à l’aide de boucliers thermiques. Généralement, il s’agit de plaques en métal ou de plaques de verre, plus esthétiques. 

Gardez à portée de main les outils de bricolage indispensables d’une caisse à outils.

Posez votre poêle à bois

Cet appareil est lourd : il est donc conseillé d’être au minimum deux personnes. Si vous le pouvez, aidez-vous d’un diable pour le transporter. Commencez par positionner le poêle sur son emplacement final, que vous aurez déterminé au préalable. Ensuite, posez les conduits et le tubage : un conduit de raccordement doit aller du poêle au dessous du plafond, tandis qu’un autre ira du plafond au faitage et sera destiné à l’évacuation des fumées. Ces conduits doivent faire environ quatre mètres de longueur et ne compter que deux changements de direction. 

L’utilisation du poêle à bois

Une fois votre poêle installé, pensez à suivre les recommandations d’utilisation pour un fonctionnement optimal et sécuritaire. Par exemple, installez chez vous un détecteur de fumée ou de monoxyde de carbone. Ne laissez pas de bois ou de produits inflammables dans le rayon de dégagement de votre poêle. Videz régulièrement les cendres et faites ramoner le conduit au rythme fixé par le règlement sanitaire de votre département, le plus souvent deux fois par an dont une pendant la période de chauffe. N’utilisez pas de bois peint, traité ou venant d’être coupé, et ne démarrez surtout pas votre feu avec du pétrole ou de l’essence pour briquet. 

Les règles à connaître avant de se lancer

La pose d’un conduit de fumée suit le DTU 24.1, qui fixe notamment les distances de sécurité entre le conduit et les matériaux combustibles ; la plaque signalétique du conduit les rappelle. Une pose en autonomie reste possible, mais deux limites sont à connaître : les aides comme MaPrimeRénov’ ou les primes énergie exigent une installation par un professionnel certifié RGE, et l’assureur peut demander une attestation de conformité ou de ramonage en cas de sinistre.

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