Poêle à granulés

Le poêle à granulés (ou pellets) est une alternative idéale à l’antique poêle à bois. Facile à installer, simple d’utilisation et combustible économique, ce système de chauffage à tout pour plaire. De plus, il est éligible au crédit d’impôt et peut donc être amorti rapidement. Précisions sur ce nouveau mode de chauffage.

Fonctionnement et réglages d’un poêle à granulés

Les poêles à bois sont de nouveau appréciés par les consommateurs, et des versions modernes voient le jour : c’est le cas des poêles à granulés qui sont plus pratiques et plus performants.

D’une façon générale, le bois est une source d’énergie peu coûteuse. Comparés notamment au gaz ou au fioul, les granulés de bois, appelés aussi pellets, bénéficient d’une TVA réduite à 7%, les rendant très bon marché. Mais ses avantages ne se limitent pas qu’à cela. Le granulé est bien plus propre qu’une bûche, nécessite moins de manutention et de place pour le rangement.

Il est également possible de programmer le poêle augmentant ainsi son autonomie et permettant un meilleur confort.

La plupart des poêles sont des modèles à diffusion d’air chaud avec une capacité de chauffe plus élevée : ils permettent notamment, via des gaines, de chauffer des pièces éloignées du poêle. Avec un poêle à granulés, on peut espérer un rendement thermique de 80%, à condition que ce dernier soit bien réglé.

Poêle à granulés (pellets)

Poêle à granulés (pellets)

A l’installation d’un poêle, il ne faut pas hésiter à aborder la question avec l’installateur : il peut ainsi vous fournir une fiche de réglages du fabricant, ou vous préciser si les réglages se font de manière automatique. Seul un réglage précis permet d’utiliser toutes les performances du poêle à granulés et démontrer son efficacité et sa rentabilité.

D’autres critères sont à prendre en compte lors de l’achat d’un poêle à pellets. Par exemple, la capacité du réservoir : plus celui-ci est grand, plus votre appareil est autonome et son ravitaillement en granulés se fait moins souvent. Les consommateurs apprécient souvent l’option de cendrier amovible sur les poêles à granulés, qui facilite le retrait des cendres.

Néanmoins, ce n’est pas un élément qui doit être déterminant : comme nous l’avons vu plus haut, les modèles à granulés sont beaucoup plus propres et émettent beaucoup moins de cendres que les poêles à bûches. L’étanchéité d’un poêle à granulés ne peut être garantie sur tous les modèles à pellets, la certification d’étanchéité est délivrée par le Centre scientifique et technique du bâtiment, et à ce jour, peu de poêles la possèdent.

Quel logement pour un poêle à granulés ?

Oubliez les corvées de bois à rentrer tous les jours, les habitations possédant un ancien poêle à bûches peuvent parfaitement le remplacer au profit d’un poêle à granulés. Mais ce poêle économe et écologique intéresse de plus en plus les propriétaires de maisons chauffées à l’électricité ou au fioul. C’est le meilleur moyen pour maintenir une chaleur douce et constante tout en limitant ses dépenses.

Néanmoins, l’installation d’un poêle à pellets peut être plus ou moins délicate. En effet, il faut prévoir l’installation d’un conduit d’évacuations des fumées, qui doit répondre à certaines caractéristiques (tirage, températures supportées, diamètre minimum…), et qui relie le poêle au toit de l’habitation. Cette installation n’est pas toujours facile, l’architecture intérieure de la maison nécessite bien souvent de perforer des murs ou des plafonds pour le faire passer, voire ne s’y prête pas du tout.

Une solution alternative est l’achat d’un poêle étanche à ventouse qui permet la pose d’un poêle en l’absence de conduit d’évacuation, mais il faut être plus vigilant : il existe peu de modèles disponibles et il faut impérativement acheter un poêle certifié par le CSTB. Le risque d’intoxication au monoxyde de carbone est plus important, car ce gaz inodore mais mortel est à l’origine d’une centaine de décès accidentels chaque année.

Pour une utilisation idéale, le poêle à granulés doit être placé dans une pièce centrale, en général le salon, et au rez-de-chaussée : ainsi, la diffusion de la chaleur se fait de façon naturelle et optimale.

Faible impact écologique du poêle à granulés

Le poêle à granulés est éligible au crédit d’impôt, ce qui réduit le prix de 15 % voire de 26 % s’il remplace un ancien poêle à bois (source). Pour cela, il faut que le nouveau poêle à granulés ait un rendement d’au moins 85 %. C’est a priori le cas des poêles à pellets qui portent l’étiquette Flamme verte, label créé par l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) et les fabricants d’appareils de chauffage au bois.

D’autre part, avant l’achat d’un poêle à granulés, il est important de vérifier s’il existe un producteur de granulés à proximité de votre domicile. En effet, faire parcourir par camion des centaines de kilomètres aux sacs de granulés est un contresens écologique, cela augmente le bilan carbone et le prix des ventes des granulés. Ces dernières années, les producteurs de granulés se sont multipliés, on en compte environ une cinquantaine. Certaines régions sont mieux pourvues que d’autres, notamment la région Rhône-Alpes ou la Franche-Comté. L’Espace Info Energie de votre département fournit la liste des distributeurs locaux.

Granulés et pelletsLa qualité des granulés est primordiale, elle évitera l’encrassement de votre appareil. Les granulés doivent posséder la norme NF, ENplus ou DIN Plus (respect des forêts PEFC ou FSC, taux de cendres inférieurs à 0,7 % respect du cahier des charges, pouvoir calorifique, taux de poussières fines, teneur en produits nocifs…).

Ce combustible provient des sous-produits du travail du bois ou des éclaircies de forêt, sa fabrication ne nécessite que peu d’énergie et possède, de ce fait, un bilan écologique très positif, à condition toutefois que les normes de préservation des ressources forestières soient respectées. De plus, ils sont facilement transportables, manipulables et stockables et peuvent s’acheter en sacs ou en vrac.